Le blog d'une femme qui souffre de troubles bipolaires, mais qui est stabilisée.
Chaque année, je fais des projets, et j'oublie que je suis malade.
La fin du printemps est toujours difficile à passer, je suis fatiguée d'avoir bataillé tout l'hiver pour gagner peu d'argent.
Je me retrouve alitée, triste, apathique, alors que dans la tête, j'avais prévu d'abattre un travail de Titan.
Je suis censée le savoir, à partir de maintenant.
De nombreuses possibilités s'offrent à moi :
- accepter le nouveau dosage de mon traitement, pour mettre fin aux pensées suicidaires qui me minent. Nous cherchons un dosage qui ne m'abrutisse pas non plus.
- dormir, tant pis, ça me calme, ça n'ennuie personne
- manger du chocolat, en espérant que mon diabète n'en pâtisse pas trop.
- trouver quelqu'un pour m'entourer et m'aider concrètement, afin que ça avance quand même.
- renoncer à faire autant, me concentrer sur l'écriture, la musique et les arts plastiques, sans vouloir absolument faire carrière.
- décider si oui ou non je continue à pointer à Pôle Emploi, ce qui prend beaucoup de temps, à cause de mes employeurs multiples. Même les responsables de mon dossier se fatiguent.
- faire plus de vélo, je travaille très bien en pédalant, j'ai mes meilleures idées, et mon moral est meilleur
- faire venir du monde chez moi pour travailler à deux ou trois, ou aller à un espace de coworking.
Etc.
A méditer, à voir.
En attendant, je suis heureuse d'être en vie. J'ai réalisé un de mes rêves, trouver un espace pour aller travailler au bord de la mer.