....pointer le bout de son nez.
Je fais une belle insomnie, jusqu'à 2 heures 30 du matin, puis, je me réveille ce matin à 9 h 30. Bon, ça va encore. Mais, un peu trop joyeuse, je fais les choses à toute vitesse. Dans ces
cas-là, j'en profite pour faire le ménage, car j'ai de l'énergie et je ne tiens pas en place. J'envoie plein de mails, dont une candidature spontanée.
Mais ce soir, je suis triste. Un élève que j'aimais vraiment bien a arrêté les cours parce qu'il n'a plus d'argent. C'est dommage. Ce n'est pas un état pathologique, ce vague à l'âme que je
ressens, c'est juste humain. Je l'ai rappelé pour en parler, essayer de trouver un arrangement, je me suis heurtée au répondeur.
En attendant, heureusement que j'ai un bon contrat qui se profile à l'horizon, j'espère bien travailler pour un client qui me paie très bien en mai. Il m'a demandé mes disponibilités, je n'ai pas
un rond, je lui ai dit de me proposer un maximum de travail.
Que de stress! La précarité m'use les nerfs.
J'ai un article à écrire, un rôle à apprendre, des papiers à trier, les journées filent. Je dois me discipliner. Je ne me sens pas triste comme à l'accoutumée à cause de l'anniversaire du
suicide de mon père. Aurais-je enfin fait le deuil?