Les femmes Les femmes libérées sont bien pénibles Parfois elles ont leurs règles Et puis sont de mauvaise humeur En plus elles réclament le bonheur Elles veulent à tout prix être libres Elles
veulent aller et puis venir Comme bien bon leur semble Pas entravées par des marmots Geignards autoritaires et ballots Tyrans domestiques et enfants rois Même combat à bout de bras Elles attendent
de leurs hommes Qu’ils les protègent et puis respectent Qu’ils jouent leur rôle de père Qu’ils paient bien leur pension Ah mais !Y a pas de raison Qu’ils les aiment bien aussi mais si ! Elles
savent souffrir en paroles Elles savent partir quand il le faut Y en a pourtant qui se laissent massacrer sur place Même que parfois ça ne laisse pas de traces Elles savent être à l’heure à l’école
Elles savent vous dire : Tu es beau comme un robot ! Multifonctions voyons ! Elles savent bricoler des jardins merveilleux Elles savent même conduire des autocars Elles savent concocter des
instants précieux Bougies odorantes fleurs sur la table et cils maquillés bleu Elles savent changer une roue en plein cagnard Elles savent se taire à bon escient Il leur arrive peut-être d’avoir
mal à la tête Et puis de réfléchir et puis de lire Les journaux politiques économiques et philosophiques Elles attendent de leur homme qu’il soit conscient Qu’il soit câlin endurant et même patient
Il leur arrive encore parfois de médire Souvent elles ne sont pas si bêtes La guêpe pas folles La tête sur les épaules Et puis ……coquettes