18 12 07
Un matin glacial et ensoleillé
Je me réveille un peu désemparée
Le café brûlant vient me réconforter
Un disque de jazz et le tour est joué
Le téléphone ne sonne plus
C’est sûr tu ne viendras plus
Je retourne à mes amours
Anciennes et sans détour
Sous la douche écossaise ma peau se serre
Que vais-je porter la belle affaire
J’enfourche mon fidèle et fringant vélo
Je file vite vers ma station de métro
Comment rester curieuse sans amour ?
Sans personne à étonner faire en tour
Pour qui tout ranger décorer frottter
Cuisiner flâner cuisiner et déambuler
Solitude d’habitude tu mors
Tu est toujours présente quand je m’endors
Tu pinces mes pensées sans aménité
Mais là j’ai bien peur que tu m’abattes
Car je sens bien que tu m’attends sans hâte