Insultes
Avec tes grands yeux bleus
Où passent les marées en furie
De ta bouche à l’ourlet harmonieux
Sortent des insultes, odieux
Tu crois à tes sornettes
Balivernes
Tu pourrais prendre perpette
A Fresnes
Avec ta voix d’enfant pubère
Tu soupires tu regrettes à l’envi
Tu accuses tu reconnais tes torts
Et tu recommences tu mors
Mais si ce cercle vicieux
Ne s’arrêtait jamais plus
Masochisme craintif de la femme
Soumise aux yeux baissés
Courir très loin se cacher
La honte et sa morsure profonde
Oter et repousser au plus loin
Aux tréfonds de l’âme en paix
Il est temps
Il est temps de changer de crémerie
Il est temps de changer de pays
Il est temps que les femmes rient`
Il est temps de prendre un autre pli
Il est temps de pousser un cri
Il est temps d’ouvrir les bras
Il est temps
ECRIRE
Ecrire est une nécessité
Un plaisir et volupré
Dessiner peindre coller
Peu importe je suis artiste née
Je n’ai pas l’inspiration
Qu’importe j’ai l’affection
Ecrire sur le soleil
Je suis dans mon simple appareil
Le matin brumeux le froid
Ma peau se resserre et moi
Je me recroqueville
Telle une brindille
Partir à l’aventure
Le monde à conquérir
Encore à découvrir
Ca n’est que ça vieillir
Poèmes écrits sur le comptoir
Homoparentalité
03 03 07
Mon amie Zabelle a une elle
Elle voulait une belle
Petite fille
Elle l’a pas trouvée dans une poubelle
Mais dans une éprouvette
C’est bête
Epouvantable
Lamentable
Tour pendable !
S’écrient les parents
Si bien pensants
Quand ils l’ont vue en vrai
En photo et quand elle dormait
Ils se sont écriés
Les pupilles écarquillées
Elle ressemble à notre fille !
A laquelle ?
La mère ou la chérie de la mère ?
Et qui est le père ?
J’en perds
Mon latin
Pas mon bambin !
Chirurgie esthétique
C’est fantastique
Seins sillliconnés
Bouches retouchées`
Pulpeuses à souhait
Lifting étiré
Rides estompées
Crèmes pour le cul
Alors Docteur
Suis je parfaitement refaite ?
Retapée ravalée
Ah, non, encore !
Une patte d’oie ! `
Croyez-vous qu’il m’aimera ?
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Gai gai marions-les !
Aux fins fonds de la banlieue
Les commères ouvrent grands leurs yeux.
Le petit voisin , tu sais bien,
A qui j’ai presque donné le sein…
Si j’avais su
Qui l’eut cru !
Il s’est mis en ménage
Sa mère la pauvre, enrage
Avec un damoiseau
Aux pattes en biseau
A l’œil de velours
Ils poussent des cris quand ils font l’amour
Si j’avais su
Qui l’eut cru !
Il faut qu’ils déménagent
Je le leur dirai sans embages
Ca fait si tâche
Dans notre banlieue top trash
Si j’avais su
Qui l’eut cru
Gai gai marions-les
C’est si laid…
07 04 2007
Schtroumf de poésie
Astérix et Obélix
Ont une idée fixe :
Les Romains ont enlevé Falbala
Et ses tralalas
Il faut absolument la sauver !
Dans le camp fortifié
De l’affreux centurion J’en ai plein le nez
Elle soupire enchaînée
Ils vont voir le druide Panoramix
Il gratifie seulement Astérix
De la célèbre potion magique
Qui donne à Astérix la force magnétique
« Non, Obélix, tu n’en auras pas, tu es tombée dedans quand tu étais petit ! »
Ils s’en vont par monts et par vaux !
Au passage, Obélix capture un veau
Déçu, ce n’est pas un sanglier !
« Dépèche-toi ! » lui crie Astérix impatienté `
« Falbala est en danger »
Ils arrivent enfin au camp fortifié !
Idéfix repère très vite le parfum capiteux de Falbala
Vite, vite, vite, c’est par là !C’est par là !
Pif !Paf !Pof !Bing ! Zooooouu, Pan !
Dans les cieux les Romains !
Obélix en a plein les mains !
Falabala baillonnée
Ouvre de grands yeux étonnés !
« Vous en avez mis un temps ! »
Il était grand temps !
J’écrivais des poèmes au chef du camp
Telle Shéhérazade en Iran.
Ramenez-moi vite chez nous à travers champs !
Les Gaulois l’accueillirent en liesse avec des chants
Seul le barde n’eut pas le droit de chanter
Evidemment !
MARS 2007