J'attens
24 11 07
J’attends sur le banc
Permanent je m’étends
Je me répands
J’entends
Ta voix qui cire
Tu t’enfuis
T’es parti
J’attends tant et tant
L’instant est permanent
Je me détends
L’enfant
Tes vers qui rient
Tu t’ennuies
T’es parti
J’attends encore et encore
De bar en bar
Je me défends
De boire
Tes paroles qui mentent
Pourtant tes yeux rient
Liste 03 01 2008
A toi qui m’a fait du gring
Je voudrais que tu sois le dernier sur ma liste de conquêtes inadéquates
De conversations trop plates
Ma dernière moitié de couple inédit improbable
Le dernier sur ma longue liste d’incertitudes
De soupirs dans la ouate
De rv manqués
De retards répétés
De brutales ruptures
De sanglots dans mes tartines de confiture
De ballades à pas d’heure la mine déconfite
Je voudrais que tu sois le dernier de ma liste
De soirées sans lendemain
Me laissant pantelante et méfiante
D’attentes irréalistes
Dans le noir, le froid le bruit et les courants d’air
Je voudrais que tu sois le dernier de ma liste
De manques de respect
De mains au cul sans permission
Je voudrais être la première sur la liste de ton téléphone portable
De ton répertoire et de ton carnet d’adresses
De ta mailing list
De marques de respect
Je voudrais que tu sois le dernier sur ma liste de déceptions
D’annulations au dernier moment
D’inattentions
D’indélicatesses
De pilules sans lendemain
De tests à jeun au petit matin blême
De préservatifs éclatés
Abandonnés négligemment et cachés
Sous le lit gluants et béants
Tels un immense manque affectif sans réponse possible
Sur cette planète ou même dans l’univers
Je voudrais que tu sois le dernier sur ma liste
D’heures passées à se poser des questions
Questions à une seule réponse
Je voudrais que tu sois le dernier sur ma liste de goujats, pleutres, vils, lâches sans aucune once
De respect d’écoute d’attention
Je voudrais que tu sois le dernier sur ma liste de numéros de téléphone sitôt donnés sitôt oubliés remisés perdus et déchirés
Je voudrais que tu sois le dernier des prénoms impossibles à retrouver
Des sans nom sans adresse sans numéro de téléphone aux multiples maîtresses
De ceux à qui je n’ai rien à donner
Qui n’ont rien à recevoir
Circulez y a rien à voir !
Je voudrais que tu sois le premier sur ma liste
D’inquiétude pour une seule minute de retard
De délicates attentions
Déclarations et preuves d’amour
De promesses tenues
Avec la ferme intention
De revenir
De RV honorés
De plantes vertes épanouies
De bons petits plats un peu trop salés
De baisers tendres et sucrés
De longues étreintes langoureuses
De nuits blanches et joyeuses
De brèves disputes et de rabibochages
De vases emplis de bouquets de fleurs
De projets forgés et aboutis
De réveils matins silencieux et joyeux
En plein hiver comme en été
Le dernier sur ma liste de silences pesants longs dans l’hiver parsemé de lumières bleu métal
J’ai voulu que tu sois le premier sur ma liste de refus prudents
J’ai vu clair dans tes tentatives d’emprise à temps
Avec ton trop joli sourire à pleines dents
Ton bras trop tôt passé autour de mon cou gracile
Tes compliments lancés a une fille que tu as cru facile
Juste pour amuser la galerie
Et ton air bien trop affairé à propos de rien
Je reste seule lucide tranquille et libre
En attendant peut-être le suivant sur ma liste
Celui qui sera sûrement le premier de ma liste de bonheurs sereins
Le premier sur ma liste de gratitude
Ma life
Je kiffe ma life
Un truc de ouf
Ma race
Ma rem elle est trop fière
De oim
Eh ! Sur mon âme
J’ai des journées d’enfer
J’ai même un super taf
Sois cool file moi une taffe
Un ceum qui me kiffe
Et que je kiffe
Et qui m’attend chaque soir
Devant son iphone noir
Un truc de ouf
Parfois
Il me prend la tête
Chanmé trop à l’arrache
Quand il a trop méfu
De la be trop, reuch
Un gros tarpé de teuch
C’est moche
Je lui fais des reproches
Il me dit : Lâche moi
Oh ! Tu crois quoi ?
Et il va voir ses potes
Moi je mange ma compote
Seule tout sous ma grosse couette
Mais oim, au fond je l’aime
Je suis pas une pouf
Je kiffe ma life
------------------22 01 08 sur le comptoir de culture rapide
C’est ça la vie
Le matin je me lève en sursaut
Je me nettoie très vite le museau
J’avale mon chocolat tout chaud
Et puis enfin je me fais tout beau
Sur la route je vois un escargot
Qui lui n’est pas pressé c’est son lot
Moi par contre je presse le pas
Ma maîtresse d’école est déjà là
Elle nous a préparé des exos
De calcul de maths et de géo
Dans la cour je retrouve un ami
Nous échangeons secrets et pains de mie`
Le soir je repasse mes devoirs
Je nettoie le bavoir de mon ptit frère
Qui recrache toute sa bouillie
Jette sa cuiller à l’envi
Je regarde la télé surfe sur l’internet
En sirotant ma sucette
Au coca cola fier à bras !
J’éteins la lumière et puis voilà
C’est ça la vie
22 01 08
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La fleur et le papillon
C’est une jolie fleur rose
Rose et toute bleue qui ose
Dès l’aube ouvrir ses pétales
Elle est pourtant encore pâle
Un papillon s’approche
Doucement sans anicroche
Il virevolte et se colle
Puis tout doucement s’envole
Il rencontre un ami
Qui lui dit « C’est ta vie
Que t’as laissée là choir !
Le papillon se sent
Tout bête puis se reprend
Et va retrouver sa fleur
20 01 08
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Nécessité
31 12 07
Ecrire est une nécessité
Un plaisir et volupté
Dessiner peindre coller
Peu importe
Je suis artiste née
Je n’ai pas l’inspiration
Qu’importe j’ai l’affection
Ecrire sur le soleil
Je suis dans mon simple appareil
Le matin brumeux le froid
Ma peau se resserre et moi`
Je me recroqueville
Telle une frêle brindille
Partir à l’aventure
Le monde à conquérir
Encore à découvrir
C’est que ça vieillir
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Le vampire
Le vampire
A tout plein d’ire
Il s’attache
Tel un potache
Il colle
Etreinte molle
Il suce
Il n’est plus là. Ah !
Non, le revoilà !
Il gratte il se frotte
Il enjôle
Il s’installe
Quand sa proie exsangue
Agonise
Gise
Il repart à la chasse
A qui le tour ?
Eprise en crise
28 12 07
Auparavant j’étais de toi éprise
Aujourd’hui je vis soumise à ton emprise
Je rêve de revivre calme et liberté
Voluptueux tu m’as à petit feu tuée.
Je me suis livrée à toi pieds et poings liés
Ton ivresse et ton ire me poussent à crier
Assez ! Passe ton chemin et ronge ton frein
Profite la vie est belle et tu l’as en main
C’est la passion qui nous anime et non l’amour
Masque souriant tu t’en vas et puis tu cours
Tu geins, tu feins de souffrir et tu t’esclaffes
J’aspire à solitude et à quiétude
Si tu veux m’aimer encourage moi c’est le
Seul chemin qui nous parcourerons ensemhle
Le retardataire
15 01 08
Je suis toujours en retard
C’est vital, un vrai traquenard.
Pas maladif, vital.
Chez le docteur, le dentiste, au travail,
A mes rendez-vous galants,
J’arrive jamais à temps
Chez mes amis aussi.
Me faire attendre. Ca fait partie
De moi.
Il m’arrive d’être en avance.
J’en profite. Je manigance.
Rarement.
Quelle volupté.
Quelle félicité.
A ce moment là, souvent
C’est l’autre qui est en retard.
C’est l’autre qui me fait attendre.
Dans une salle d’attente. Dans un bar.
Sordide.
Je me dis alors : Bah voilà, c’est bein ce que je dis, ça ne sert à rien d’être à l’heure !!
Ca ferait presque mon malheur.
Je suis en retard pour aller me coucher, pour me lever, pour manger, pour me doucher.
Paraît-il que c’est l’angoisse de séparation.
Quel manque d’ambition !
Quitter le jour, quitter le matin, quitter mon lit, quitter mon chef, quitter tout quitter.
Et si je me séparais de l’angoisse de séparation ?
Qu’est –ce qui m’arrriverait ?
Jubilation !
Abandons
15 12 07
Ton souffle dans mon oreille
Tes yeux si bleus me fixent
Me font sentir abeille
Ta main longtemps me presse
Ta langue dans mon cou
Ton odeur caramel
Tes baisers longs et doux
Ton rire flot de paroles
Ta voix qui me chuchote
Tes doigts parcourent mon corps
Pourtant je suis palotte
Parfois c’est bien trop fort
Tes petits plats exquis
Corps à corps on s’endort
Un petit bol de riz
Et puis la petite mort`
C’est la peur qui sépare
Mais si je m’abandonne
C’est l’heure du départ
Alors tu m’abandonnes