------------------22 01 08
C’est ça la vie
Le matin je me lève en sursaut
Je me nettoie très vite le museau
J’avale mon chocolat tout chaud
Et puis enfin je me fais tout beau
Sur la route je vois un escargot
Qui lui n’est pas pressé c’est son lot
Moi par contre je presse le pas
Ma maîtresse d’école est déjà là
Elle nous a préparé des exos
De calcul de maths et de géo
Dans la cour je retrouve un ami
Nous échangeons secrets et pains de mie`
Le soir je repasse mes devoirs
Je nettoie le bavoir de mon ptit frère
Qui recrache toute sa bouillie
Jette sa cuiller à l’envi
Je regarde la télé surfe sur l’internet
En sirotant ma sucette
Au coca cola fier à bras !
J’éteins la lumière et puis voilà
C’est ça la vie
22 01 08
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La fleur et le papillon
C’est une jolie fleur rose
Rose et toute bleue qui ose
Dès l’aube ouvrir ses pétales
Elle est pourtant encore pâle
Un papillon s’approche
Doucement sans anicroche
Il virevolte et se colle
Puis tout doucement s’envole
Il rencontre un ami
Qui lui dit « C’est ta vie
Que t’as laissée là choir !
Le papillon se sent
Tout bête puis se reprend
Et va retrouver sa fleur
20 01 08
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Nécessité
31 12 07
Ecrire est une nécessité
Un plaisir et volupté
Dessiner peindre coller
Peu importe
Je suis artiste née
Je n’ai pas l’inspiration
Qu’importe j’ai l’affection
Ecrire sur le soleil
Je suis dans mon simple appareil
Le matin brumeux le froid
Ma peau se resserre et moi`
Je me recroqueville
Telle une frêle brindille
Partir à l’aventure
Le monde à conquérir
Encore à découvrir
C’est que ça vieillir
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Le vampire
Le vampire
A tout plein d’ire
Il s’attache
Tel un potache
Il colle
Etreinte molle
Il suce
Il n’est plus là. Ah !
Non, le revoilà !
Il gratte il se frotte
Il enjôle
Il s’installe
Quand sa proie exsangue
Agonise
Gise
Il repart à la chasse
A qui le tour ?
Eprise en crise
28 12 07
Auparavant j’étais de toi éprise
Aujourd’hui je vis soumise à ton emprise
Je rêve de revivre calme et liberté
Voluptueux tu m’as à petit feu tuée.
Je me suis livrée à toi pieds et poings liés
Ton ivresse et ton ire me poussent à crier
Assez ! Passe ton chemin et ronge ton frein
Profite la vie est belle et tu l’as en main
C’est la passion qui nous anime et non l’amour
Masque souriant tu t’en vas et puis tu cours
Tu geins, tu feins de souffrir et tu t’esclaffes
J’aspire à solitude et à quiétude
Si tu veux m’aimer encourage moi c’est le
Seul chemin qui nous parcourerons ensemhle
Le retardataire
Isabelle Sprung 15 01 08
Je suis toujours en retard
C’est vital, un vrai traquenard.
Pas maladif, vital.
Chez le docteur, le dentiste, au travail,
A mes rendez-vous galants,
J’arrive jamais à temps
Chez mes amis aussi.
Me faire attendre. Ca fait partie
De moi.
Il m’arrive d’être en avance.
J’en profite. Je manigance.
Rarement.
Quelle volupté.
Quelle félicité.
A ce moment là, souvent
C’est l’autre qui est en retard.
C’est l’autre qui me fait attendre.
Dans une salle d’attente. Dans un bar.
Sordide.
Je me dis alors : Bah voilà, c’est bein ce que je dis, ça ne sert à rien d’être à l’heure !!
Ca ferait presque mon malheur.
Je suis en retard pour aller me coucher, pour me lever, pour manger, pour me doucher.
Paraît-il que c’est l’angoisse de séparation.
Quel manque d’ambition !
Quitter le jour, quitter le matin, quitter mon lit, quitter mon chef, quitter tout quitter.
Et si je me séparais de l’angoisse de séparation ?
Qu’est –ce qui m’arrriverait ?
Jubilation !
Abandons
15 12 07
Ton souffle dans mon oreille
Tes yeux si bleus me fixent
Me font sentir abeille
Ta main longtemps me presse
Ta langue dans mon cou
Ton odeur caramel
Tes baisers longs et doux
Ton rire flot de paroles
Ta voix qui me chuchote
Tes doigts parcourent mon corps
Pourtant je suis palotte
Parfois c’est bien trop fort
Tes petits plats exquis
Corps à corps on s’endort
Un petit bol de riz
Et puis la petite mort`
C’est la peur qui sépare
Mais si je m’abandonne
C’est l’heure du départ
Alors tu m’abandonnes