Maison des femmes 14 Mars 08 Mon corps en morceaux Mes larmes en lambeaux J’aimais mon homme Il me protégeait at home Je croyais que jamais au grand jamais On se quitterait` Qu’on aurait des beaux
enfants Des blonds des bruns des grands Des petits qui crieraient « Maman ! » Un soir dans mon sommeil La télé hurlait en veille Il m’a tirée du lit A crié à corps et à cris « Tu couches avec le
voisin ! Je l’ sais il a maté tes seins ! Salope grosse put ! » J’ai sorti mon contrut Lui ai demandé d’arrêter Lui continuait de cogner Le lendemain m’a demandé pardon Ca m’a pas rendu mon menton
Fracassé ni mes dents Et pis mon front en sang Lui se souvient de rien A part de ma chute de reins A la Maison des Femmes J’y retrouve mon âme
Gai gai marions-les ! Aux fins fonds de la banlieue Les commères ouvrent grands leurs yeux. Le petit voisin , tu sais bien, A qui j’ai presque donné le sein… Si j’avais su Qui l’eut cru ! Il s’est
mis en ménage Sa mère la pauvre, enrage Avec un damoiseau Aux pattes en biseau A l’œil de velours Ils poussent des cris quand ils font l’amour Si j’avais su Qui l’eut cru ! Il faut qu’ils
déménagent Je le leur dirai sans embages Ca fait si tâche Dans notre banlieue top trash Si j’avais su Qui l’eut cru Gai gai marions-les C’est si laid… 07 04 2007