Deux solitudes
Deux solitudes qui se rencontrent.
L’un contre l’autre
Ils se découvrent
Des mains qui se croisent
Des regards qui s’entrecroisent
Aiment le jazz
Matisse et Albenitz
Ils rient et se promènent
Dans l’herbe ils s’allongent
Se mordent et se mangent
Deux solitudes qui se séparent
L’un après l’autre
Ils se déchirent
Deux solitudes qui se réprouvent
Se prennent et s’entraînent
Vers la félicité
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Marcher la nuit
19 12 07
Marcher la nuit dans Paris
Faire une pause aux Folies
Un p’tit thé chaud à la menthe
C’est loin d’être l’enfer de Dante
Le froid pique assaille mes jambes
Qui jouent de la viole de gambe
Le gel brille sur la chaussée
Pare la rue de blanc nimbée
Deviser gaiement ensemble
Et pourtant parfois je tremble
Instant présent tu t’enfuis
Soudain j’ai peur dans la nuit
Marcher ce soir dans Paris
Je sais bien c’est de la folie
C’est l’heure d’aller se coucher
Demain faudra travailler
Marcher la nuit dans Paris
Solitude
18 12 07
Un matin glacial et ensoleillé
Je me réveille un peu désemparée
Le café brûlant vient me réconforter
Un disque de jazz et le tour est joué
Le téléphone ne sonne plus
C’est sûr tu ne viendras plus
Je retourne à mes amours
Anciennes et sans détour
Sous la douche écossaise ma peau se serre
Que vais-je porter la belle affaire
J’enfourche mon fidèle et fringant vélo
Je file vite vers ma station de métro
Comment rester curieuse sans amour ?
Sans personne à étonner faire en tour
Pour qui tout ranger décorer frottter
Cuisiner flâner cuisiner et déambuler
Solitude d’habitude tu mors
Tu est toujours présente quand je m’endors
Tu pinces mes pensées sans aménité
Mais là j’ai bien peur que tu m’abattes
Car je sens bien que tu m’attends sans hâte
Abandon
15 12 07
Ton souffle dans mon oreille
Tes yeux si bleus me fixent
Me font sentir abeille
Ta main longtemps me presse
Ta langue dans mon cou
Ton odeur caramel
Tes baisers longs et doux
Ton rire flot de paroles
Ta voix qui me chuchote
Tes doigts parcourent mon corps
Pourtant je suis palotte
Parfois c’est bien trop fort
Tes petits plats exquis
Corps à corps on s’endort
Un petit bol de riz
Et puis la petite mort`
C’est la peur qui sépare
Mais si je m’abandonne
C’est l’heure du départ
Alors tu m’abandonnes
Meilleurs vœux
14 Déc 2008
A la terre je souhaite
Un air un peu plus pur
Des montagnes couvertes de neige éincelante
Des ruisseaux au long cours
Des océans d’un bleu insondable
Aux femmes je souhaite
La liberté la dignité et la joie
A tous les enfants je souhaite
L’éducation et l’affection
Des parents attentionnés et responsables
Aux hommes je souhaite
D’épouser la douceur et les larmes
Qu’ils posent enfin les armes
Aux politiques je souhaite
D’expérimenter l’honnêteté
Aux businessmen du temps pour méditer
Aux animaux la reconnaissance des humains
Et à tous une bonne année
Abandon
15 12 07
Ton souffle dans mon oreille
Tes yeux si bleus me fixent
Me font sentir abeille
Ta main longtemps me presse
Ta langue dans mon cou
Ton odeur caramel
Tes baisers longs et doux
Ton rire flot de paroles
Ta voix qui me chuchote
Tes doigts parcourent mon corps
Pourtant je suis palotte
Parfois c’est bien trop fort
Tes petits plats exquis
Corps à corps on s’endort
Un petit bol de riz
Et puis la petite mort`
C’est la peur qui sépare
Mais si je m’abandonne
C’est l’heure du départ
Alors tu m’abandonnes
Grosse colère
Dit au cabaret populaire culture rapide le 11 12 07
Il l’a traitée de grosse put
Ils ont dit : Vat-en
Il a évoqué son cul
Ils ont dit : Fous le camp
Il a dit : Ta race
Ils ont dit : Moque –t-en
Jaloux possessif et parano
Don Juan a sa proie est accro
Malgré tout l’ a dans la peau
C’est la faute à libido
Il a dit : Ta race
Ils ont dit : Moque-t-en
Un jour tout ça finira mal
Prépare ton gilet pare balles
Prends tes jambes à ton cou
Tout cela valait pas l’coup
Après un pt’tit tour au bistrot
Il la plantera d’un couteau
Il finira ptêtre au trou
Ils diront : Ah ! Oh !
Ca valait pas le cou
Elle l’avait cherché
Elle y trouve son compte
Et bla bla bli et blabla bla bla
Gai gai marions-les !
Aux fins fonds de la banlieue
Les commères ouvrent grands leurs yeux.
Le petit voisin , tu sais bien,
A qui j’ai presque donné le sein…
Si j’avais su
Qui l’eut cru !
Il s’est mis en ménage
Sa mère la pauvre, enrage
Avec un damoiseau
Aux pattes en biseau
A l’œil de velours
Ils poussent des cris quand ils font l’amour
Si j’avais su
Qui l’eut cru !
Il faut qu’ils déménagent
Je le leur dirai sans embages
Ca fait si tâche
Dans notre banlieue top trash
Si j’avais su
Qui l’eut cru
Gai gai marions-les
C’est si laid…
Zaza 07 04 2007
Schtroumf de poésie
Astérix et Obélix
Ont une idée fixe :
Les Romains ont enlevé Falbala
Et ses tralalas
Il faut absolument la sauver !
Dans le camp fortifié
De l’affreux centurion J’en ai plein le nez
Elle soupire enchaînée
Ils vont voir le druide Panoramix
Il gratifie seulement Astérix
De la célèbre potion magique
Qui donne à Astérix la force magnétique
« Non, Obélix, tu n’en auras pas, tu es tombé dedans quand tu étais petit ! »
Ils s’en vont par monts et par vaux !
Au passage, Obélix capture un veau
Déçu, ce n’est pas un sanglier !
« Dépèche-toi ! » lui crie Astérix impatienté `
« Falbala est en danger »
Ils arrivent enfin au camp fortifié !
Idéfix repère très vite le parfum capiteux de Falbala
Vite, vite, vite, c’est par là !C’est par là !
Pif !Paf !Pof !Bing ! Zooooouu, Pan !
Dans les cieux les Romains !
Obélix en a plein les mains !
Falabala baillonnée
Ouvre de grands yeux étonnés !
« Vous en avez mis un temps ! »Il était grand temps !
J’écrivais des poèmes au chef du camp
Telle Shéhérazade en Iran.
Ramenez-moi vite chez nous à travers champs ! »
Les Gaulois l’accueillirent en liesse avec des chants
Seul le barde n’eut pas le droit de chanter
Evidemment !
MARS 2007